mercredi 19 mai 2010

Basculement stratégique au Proche-Orient

Enorme article de TH. Meyssan sur la recomposition géopolitique au moyen-orient :
Alliance entre la Syrie, la Turquie et l'IRAN !

Le caucase sera certainement bientôt libre du satrape atlantiste de la Géorgie

http://www.voltairenet.org/article165394.html


Basculement stratégique au Proche-Orient
par Thierry Meyssan*

L’échec du remodelage du Grand Moyen-Orient a laissé le champ libre à une nouvelle alliance, celle du triangle Téhéran-Damas-Ankara. La nature ayant horreur du vide, Moscou comble l’espace laissé vacant par Washington. Le vent a tourné et il souffle fort. En quelques mois, c’est tout l’équilibre régional qui a été bouleversé.

...

Afghanistan: les talibans attaquent la plus grande base de l'Otan

Je leur donne six mois, pas plus ...

© AFP
Des soldats américains et des policiers afghans sur la route conduisant à la base américaine de Bagram, le 19 mai 2010 au nord de Kaboul
© AFP Shah Marai
BAGRAM (Afghanistan) (AFP) - Les talibans --dont des kamikazes-- ont attaqué mercredi à l'aube à Bagram, au nord de Kaboul, la plus grande base militaire de l'Otan en Afghanistan, tenue par les Américains, et 11 insurgés ont été tués selon les forces internationales.

Cette attaque audacieuse, qui se poursuivait sporadiquement à la mi-journée, intervient quelques jours après la promesse des talibans de lancer une série d'opérations de "jihad" --assauts, attentats et assassinats-- visant les forces de l'Otan et plus généralement les étrangers.

Et au lendemain d'un attentat suicide visant un convoi militaire de l'Otan qui a tué cinq soldats américains et un canadien dans Kaboul même.

"Onze talibans ont été tués et neuf soldats de l'Isaf blessés dans l'attaque de Bagram", a déclaré à l'AFP le major Virginia McCabe, porte-parole de la base militaire. "Il y a encore des échanges de tirs mais ils sont très sporadiques", a-t-elle ajouté six heures après le début de l'attaque.

Les insurgés ont attaqué en plusieurs endroits, "tous très rapprochés", selon la porte-parole. "La riposte de nos soldats a été très rapide", a-t-elle souligné.

© AFP
Des policiers afghans surveillent la route qui mène à la base américaine de Bagram, le 19 mai 2010, au nord de Kaboul
© AFP Shah Marai
Les insurgés ont attaqué l'immense base à coups de "roquettes, de grenades et d'armes automatiques", mais n'ont pas réussi à pénétrer dans l'enceinte, selon le major McCabe.

"Vers 05H00 (00H30 GMT), 20 kamikazes talibans ont attaqué la base de Bagram par les flancs est et ouest", a déclaré Zabihullah Mujahid, un porte-parole régulier des insurgés, dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

"Quatre kamikazes ont actionné leur ceinture d'explosifs et les combats continuent sur la base", a affirmé M. Mujahid en milieu de matinée.

"J'ai vu des hélicoptères américains, ils ont ouvert le feu et les terroristes leur tiraient dessus", raconte Zemaray Malikzada, un fermier qui habite à quelques centaines de mètres de la base.

"J'ai vu l'un des kamikazes", a également témoigné Ahmad Jawed, un autre fermier. "Il m'a montré sa ceinture d'explosifs. Je suis parti en courant. La police et les Américains l'ont suivi puis il s'est fait exploser, juste là", raconte-t-il.

Bagram, à une soixantaine de kilomètres au nord de Kaboul, héberge la plus grande base militaire de l'Otan en Afghanistan, commandée et tenue par l'armée américaine, qui compose plus des deux tiers des forces internationales.

C'est un aéroport militaire mais les forces américaines disposent également à Bagram d'une vaste prison, ouverte lors de la chute des talibans fin 2001.

En février 2007, 20 personnes avaient été tuées lors d'un attentat suicide qui avait visé Bagram durant la visite de l'ancien vice-président américain Dick Cheney.

L'attaque de Bagram s'est déroulée après une journée noire mardi pour les forces internationales qui ont perdu huit militaires, dont six dans un attentat suicide à la voiture piégée -- l'attaque la plus meurtrière à Kaboul depuis près d'un an et demi -- contre un convoi de l'Otan.

Les forces internationales accumulent les revers alors que la nouvelle stratégie de contre-insurrection décidée fin 2009 par le président Barack Obama visait à enrayer la progression des l'insurrection.

Après une offensive militaire de grande envergure à Marjah, dans la province du Helmand (sud), qualifiée de "fiasco" par une partie de la presse américaine, les Occidentaux se sont tournés vers Kandahar, le fief des talibans, qui doit être le théâtre d'une vaste offensive durant l'été.

Depuis 2005 et la résurgence de l'insurrection menée par les talibans, chaque année établit un nouveau record de pertes pour les troupes étrangères, déployées en Afghanistan depuis fin 2001.

Un à deux soldats de l'Otan meurent chaque jour en Afghanistan en moyenne, depuis l'été 2009.

mardi 6 avril 2010

L’Ukraine met fin à sa procédure d’adhésion à l’OTAN (Deutsche Welle)

mardi 6 avril

The Ukrainian president has dissolved the commission which was to work towards NATO membership. It’s the latest move to abandon the pro-western stance of the ’Orange Revolution’ and re-establish ties with Russia.

Since the election of Viktor Yanukovych in February, Ukraine has made no secret of its intention to abandon its goal of joining NATO. Now, Yanukovych has by decree dissolved the commission that was to lay the groundwork for membership.

The move hardly comes as a surprise - it’s the final step in Ukraine’s process of abandoning the pro-western ambitions of the ’Orange Revolution’ that once swept Yanukovych out of power.

Now, as he’s back at the helm, Yanukovych said the current level of cooperation with NATO was "sufficient." Yet the move will nonetheless strain the relations with the alliance.

"It’s quite a sharp statement," Natalia Bugayova of the Kyiv Post newspaper told Deutsche Welle.

"Dissolving the commission which was to prepare Ukraine for joining NATO is quite a radical move and I think it will certainly exacerbate the relationship with the West."

...

Sources DW

Afghanistan

Karzaï accuse les américains de fraude dans les élections...
On aura tout vu ! d'après certains, il est a deux doigts de se ranger auprès de la résistance afghane, càd les talibans.
Ca sent le souffre pour Hamid, la coalition sur place ne devrait pas tenir très longtemps.
D'ailleurs, Sarkozy ne devrait pas tarder à annoncer un envoi de renfort supplémentaire sur place, après son déjeuner avec Barack Hussein : Notre tpp (très petit président) se vend pour pas grand chose (2 photos dans la presse de leurs épouses respectives et moins 3 points dans les sondages ...)

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/04/05/echanges-venimeux-entre-hamid-karzai-et-la-maison-blanche_1329186_3216.html

Je me sens moins seul ...

L'élargissement de l'Otan à l'Est a diminué le potentiel de coopération à l'échelle de l'Europe, a estimé mercredi l'ex-premier ministre slovaque Jan Carnogursky (1991-1992), en prédisant la désintégration prochaine de l'Alliance.

"A mon avis personnel, l'élargissement de l'Otan à l'Est a sérieusement compromis les possibilités de coopération en Europe. Par ailleurs, je pense que nous assisterons sous peu à la désintégration de l'Alliance qui a épuisé son potentiel de développement", a déclaré M.Carnogursky lors d'un duplex télévisé Bratislava-Moscou organisé par RIA Novosti.

Et d'ajouter que l'Otan n'est pas populaire en Slovaquie dont l'adhésion à l'Alliance a été provoquée par les médias et n'a pas été précédée par le référendum préalable qui aurait dû avoir lieu.

MOSCOU, 31 mars - RIA Novosti

mercredi 24 mars 2010

L’industrie militaire américaine au pied du mur

Article tiré de RIA Novosti :

Le problème est simple, il s’agit du coût démesuré et du dépassement régulier des délais de réalisation des programmes militaires américains.

Par exemple, les médias sont en train de débattre actuellement de la mise en œuvre du programme JSF-Joint Strike Fighter dans le cadre duquel le chasseur F-35 est en cours de développement. Tout au long de l’élaboration du projet, le coût prévu des avions a doublé et les délais dans lesquels ces avions doivent équiper l’armée sont sans cesse reportés.

Il faut chercher la raison de ce qui se passe dans les événements survenus il y a 20 et 30 ans lorsque les États-Unis et d’autres pays développés avaient commencé à élaborer des projets visant à remplacer le matériel des forces armées datant de la guerre froide. Il était déjà clair que les armes de nouvelle génération se distingueraient par leur coût très élevé par rapport aux anciens systèmes.

La désintégration de l’URSS signifiait l’abandon de la course aux armements par l’un de ses participants, mais elle se poursuivait pour les États-Unis dont les dirigeants s’étaient fixé pour but d’assurer une supériorité militaire et technique à l’échelle mondiale qui, jointe à l’influence politique et économique, assurerait la domination des États-Unis pour plusieurs décennies à venir.

Cependant, les États-Unis s’étaient heurtés tout de suite à une situation très désagréable: l’accroissement du coût des projets militaires ne garantissait aucunement une amélioration des performances du nouveau matériel, quant aux mesures prises en vue de réduire les prix, elles restaient vaines.

A la fin des années 1980, l’US Navy travailla énergiquement sur le projet de nouveau sous-marin appelé Seawolf. Il était prévu de construire 30 sous-marins de cette classe. Le nouveau navire devait assurer aux États-Unis la supériorité sur les sous-marins soviétiques ultramodernes du projet 971 grâce à une vitesse de plus de 35 nœuds, à une plongée profonde (600 mètres), à un niveau d’émissions sonores traditionnellement bas pour les sous-marins américains et à de puissants armements. Le coût d’un Seawolf devait être de 2,8 milliards de dollars, soit presque quatre fois plus que celui des sous-marins de la classe précédente Los Angeles qui coûtaient plus de 700 millions de dollars chacun, et près de trois fois de plus que les Los Angeles perfectionnés qui revenaient à un milliard de dollars chacun.


Lire la suite :

http://fr.rian.ru/discussion/20100323/186309676.html


mardi 23 mars 2010

Mars 1999, la puissance américaine à son apogée

Excellent article sur le site web de Aymeric Chauprade

http://chauprade.com/editos/mars-1999-la-puissance-americaine-a-son-apogee

Je vous livre le meilleur extrait à mon goût :

Durant les 10 ans qui ont suivi la chute du mur de Berlin, l'Amérique développe une puissance sans commune mesure. En 1999, elle est sans rivale. Elle est militairement, économiquement et culturellement un modèle planétaire. Ses victoires successives contre les deux monstres idéologiques du XXème siècle, le nazisme et le communisme, lui confèrent une aura exceptionnelle. Elle incarne l'empire du Bien, en tout cas pour l'opinion publique occidentale, la seule qui compte encore à l'époque. Cette position l'Amérique ne l'utilise pas pour devenir une sorte d'arbitre des Nations bienveillant. A l'image d'Athènes après la victoire de la ligue de Délos sur les Perses, elle conduit une politique agressive et hégémonique tous azimuts contre le monde arabe et contre le monde orthodoxe. Pour arriver à ses fins, elle n'hésite pas à s'appuyer sur les réseaux mafieux et à encourager les mouvements islamistes, prolongeant ainsi son expérience afghane.

...


La véritable faiblesse que révèle la campagne contre la Serbie, c'est celle de l'armée américaine. Des semaines de bombardements ne viennent pas à bout de l'armée serbe, et l'administration Clinton est dans l'impasse. L'état-major américain sait qu'un combat au sol contre l'armée serbe ne peut se terminer que par la déroute de l'OTAN. L'infanterie US, sans doute une des moins efficaces parmi les armées modernes, n'a aucune chance de réussir là où la Wermacht et la Waffen SS ont échoué, 55 ans auparavant. Le terrain ne permet pas à l'armée américaine de mettre en œuvre cette coordination air-terre-mer, qui fait sa force en rase campagne. Les Serbes déplacent leurs chars avec des bœufs pour ne laisser aucune signature thermique. Leurs artilleurs abattent une dizaine de drones et parviennent même à abattre un de ces fameux avions invisibles F-117. Au bout de 78 jours, les bombardements n'ont rien donné, et il est clair que l'armée américaine, retranchée en Albanie, n'osera pas affronter les Serbes sur leur territoire.


...

Lire la suite sur :

http://chauprade.com/editos/mars-1999-la-puissance-americaine-a-son-apogee